Leon

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LEON, un film de LUC BESSON

JEAN RENO(leon)GARY OLDMAN(stansfield)

NATHALIE PORTMAN(mathilda)DANNY AIELLO(tony)

directeur de la photographie : THIERRY ARBOGAST

musique : ERIC SERRA

production: GAUMONT / LES FILMS DU DAUPHIN © 1994

Durée: 108min - ou 128min Version Longue

Résumé

New York, de nos jours. Leon est un tueur professionel, un "nettoyeur". Il travaille pour Tony, son père adoptif, qui lui a tout appris, et qui supervise la mafia de Little Italy, du fond de son restaurant italien. Discret et peu exhacerbé, c'est le moins qu'on puisse dire, Leon recueille malgré lui une gamine de 12 ans, Mathilda, seule rescapée d'une boucherie dans laquelle elle a perdu toute sa famille.

D'abord rétiscent, Leon finit par accepter de s'occuper d'elle et de lui apprendre à nettoyer. Peu à peu, Leon prend goût à la vie grâce à Mathilda, mais ils finissent par tomber amoureux.

Poussée par son désir de vengeance et avant d'avoir achevé sa formation de nettoyeuse, Mathilda lance sans le vouloir la brigade des stup aux trousses de Leon. Stansfield, le flic le plus pourri de la ville, veut la mort du tueur italien. Mais Leon le professionnel parvient à sauver Mathilda, et à filer entre les armes de deux cents Swats, tout simplement en se faisant passer pour l'un d'eux, blessé. Mais c'est lorsque il enlève son masque à gaz, à trois pas de la sortie, qu'il s'effondre, une balle dans le dos, tirée par Stansfield. Avant de mourir, Leon lui fait cadeau d'une goupille de grenade. Stansfield a à peine le temps de dire "shit", qu'il disparaît dans la déflagration, mourrant en même tant que Leon, qui avait rempli sa mission.

L'épilogue est optimiste : Mathilda retourne à l'orphelinat, financée par son père adoptif : le vieux Tony.

Personnages:

LEON

Son boulot : "ni femme, ni enfant, c'est la rêgle". Précis, rapide. Il sort de nulle part comme un éclair, il est propre et sérieux.

Ses hobbies : le ciné (surtout Gene Kelly), le lait, "j'vais chercher un autre pack de lait", 2 litres par jour.Sa plante : "c'est ma meilleure amie...", les cochons "ils valent beaucoup mieux que la plupart des gens". Et Mathilda : "si jamais il m'arrive quelque chose, j'aimerais que tu lui donnes mes économies" dit-il à Tony.

Son illettrisme: "j'apprends, mais j'ai eu du travail et ... j'ai pris un peu de retard." Attitude enfantine dans la scène où Mathilda lui fait une dictée, peine pour lire le mot qu'elle lui laisse sur la table, gène lorsqu'il s'agit de remplir les fiches d'hotel... tout ceci contribue au charme de ce personnage.

Son sommeil : "...l'habitude dormir toujour que d'un oeil." le pistolet sur le guéridon à côté du fauteuil où il somnole avec ses lunettes de soleil sur le nez. . Le matin, séance d'abdominaux pour se mettre en forme. Puis il se sert du lait, met sa plante à la fenêtre, et son gilet d'armes sur son dos, sous son imper anthracite.

MATHILDA

Sa famille : c'est le type même de la famille à problèmes : le père, un dealer indélicat et nerveux, qui bat sa fille. La mère, vulgaire à souhait. La demi-soeur, "... et pas la meilleure moitié en plus de ça", qui fait de la gym devant sa télé et qui tabasse mathilda. Le frère, 4 ans, le seul que Mathilda regrette.

Ses hobbies : la cigarette, le déguisement (Madonna, Marylin, Charlot, et Gene Kelly). Le nettoyage : elle se débrouille bien au fusil à lunette, sous les conseils de Leon. Et bien sûr, Leon : " ...j'crois qu'j'suis en train de tomber amoureuse de toi, c'est la première fois pour moi tu sais..."

Sa personnalité : elle ne manque pas de répartie : "...c'est pas moi qui ai des grosses fesses dans cette maison!" et d'idées : "c'est moi qui dois jouer, parce que dans un mois j'ai une audition au conservatoire et j'dois travailler." dit-elle au maître d'hotel, attendri, qui voyait la housse d'un violon sans se douter qu'elle renfermait un instrument plus dangereux qu'un violon.

STANSFIELD

Son job : bureau 4602 de la brigade des stup : lui et son équipe (Malky, Billy, Blud...) traquent les dealers, mais pas pour les arrêter, plutôt pour dealer avec eux avant de les liquider. Il est néanmoins respecté par les membres du NYPD (New York Police Department).

Ses hobbies: les beaux costumes, il vide le cylindre de son S&W sur celui qui abime sa veste. Et la musique : Beethoven et ses ouvertures puissantes, Mozart, Brahms. Et il varie les plaisirs, il le dit lui-même : "c'est pour ça qu'je zappe! Ha, ha, ha!.." Enfin, ses mystérieuses petites gellules qui lui donnent du punch.

Ses principes : "les enfants, à l'école!" et "je ne ressens aucun plaisir à tuer quelqu'un, sauf si cette personne tient vraiment à la vie."

TONY

Pour le résumer, citons-le : "Sûr! Toujours rester au top niveau. C'est comme moi, faut toujours qu'je sache où sont les choses, tout le temps. C'est pour ça que j'bouge jamais d'ici, sauf pour aller de là, à là (d'une chaise à l'autre)."

Il aime Leon, c'est un père pour lui, il l'a accueilli et lui a trouvé du boulot alors qu'il arrivait d'Italie. Il lui prodigue de judicieux conseils : fais extrèmement attention avec les femmes ou c'est dangereux de changer...

Son restaurant est typique: Le mur est couvert de portraits de la famiglia, et le frigo sert d'armurerie. Son assistant et cuisinier s'appelle Manolo, son coiffeur s'appelle Mario et vient le coiffer à domicile. C'est un petit Parain. C'est aussi la banque de Leon : "J'suis comme ta banque, sauf que les banques ça se fait tout le temps braquer, alors que personne ne braque le vieux Tony", il dit la même chose à Mathilda à la fin du film.

Un mystère, c'est le vieux qui est au fond du restaurant tout le temps, et que Tony réveille lorsque Leon arrive... (J'attends vos suggestions)

Extras: le chauffeur de taxi rasta de Mathilda, le maître d'hotel méfiant, et Blud, un des hommes de Stansfield, rasta endormi, avec des airs de Gaston Lagaffe.

 

Moments cultes

Premier contact:

Mathilda : La vie c'est comme ça tout le temps, ou seulement quand on est petit ?

Leon : C'est comme ça tout le temps.

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Mathilda et l'école:

Mathilda : Allo ?

Mrs McAlister : Bonjour, ici Margaret McAlister, directrice de l'école Spencer de Whitewood, pourrais-je parler à Monsieur ou Madame Lando s'il vous plaît?

Mathilda : (voix déguisée) Oui, c'est elle.

Mrs Mc Alister : Madame, quand votre mari a inscrit Mathilda dans notre établissement, elle nous a dit qu'elle avait des problêmes. Comme vous le savez nous mettons un point d'honneur à remettre dans le droit chemin des jeunes filles perturbées, or cela fait maintenant deux semaines que Mathilda a quitté l'école sans autorisation. Je sais que votre mari a payé une année d'avance, mais si vousvoulez bien vous reporter à la page 20 du rêglement, vous constaterez qu'il y est stipulé qu'en cas d'absence prolongée la famille perd les sommes qu'elle a pu engager, à moins bien sûr d'une raison valable.

Mathilda : (au bord des larmes) Elle est décédée!

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Stansfield et Beethoven:

Stansfield : On avait dit midi, et il est déjà midi une! Toi, tu n'aimes pas Beethoven. Tu sais pas c'que tu perds. Des ouvertures comme ça, ça me donne... une énergie folle... C'est puissant! Mais après les ouvertures, faut être honnête, il a tendance à devenir un petit peu chiant... C'EST POUR CA QUE JE ZAPPE! He, he, he ! (à Malky) Fouillez l'appartement.

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Père et fille:

Leon : Mathilda, si tu m'refais un coup comme ça j't'éclate la tête, OK ?

Mathilda : OK.

Leon : J'travaille pas comme ça, c'est pas professionnel, et y a des rêgles.

Mathilda : OK.

Leon : Et arrête de m'répondre 'OK' sans arrêt, OK ?

Mathilda : OK.

Leon : Bien.

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Maître et élève - le fusil à lunette:

Mathilda : sur qui je tire ?

Leon : Qui tu veux.

Mathilda : Ni femme ni enfant, c'est ça ?

Leon : C'est ça, jamais.

Mathilda : Le jogger jaune et orange ?

Leon : Allez. Bien calme...Ne le quitte pas des yeux...Bien détendue...Observe son mouvement...Imagine que tu cours avec lui, juste à côté...essaie de sentir son prochain mouvement...prends une grande respiration, et bloque la...Maintenant. (Mathilda tire, et fait mouche.)

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Leon le botaniste philosophe:

Mathilda : Tu l'aimes ta plante.

Leon : C'est ma meilleure amie. Toujours de bonne humeur, jamais une question... et puis elle est comme moi, tu vois : pas de racines. Heee!

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Epilogue:

Leon : (à terre) Stansfield !

Stansfield : A ton service.

Leon : (lui mettant quelque chose dans la main) ça c'est de la part de ... Mathilda.

Stansfield : (il ouvre sa main : une goupille de grenade. Il ouvre le manteau de Leon : une rangée de grenades) Chiotte.

Explosion